La pédagogie positive, vous connaissez ?

La pédagogie positive s’inspire de la psychologie positive et vient offrir une approche bienveillante et soutenante aux apprenants (de tout âge). De plus en plus d’enseignants en France s’intéressent à cette approche et la plupart des psychopédagogues y sont formés.

 

La pédagogie positive, c’est quoi ?

Loin de la méthode Coué (« je vais bien, tout va bien ! »), la pédagogie positive s’inspire de la psychologie positive en s’intéressant aux conditions favorisant le bien-être. Certains professionnels sont réticents face à l’expression ‘pédagogie positive’ car cela impliquerait que tout ce qui n’en fait pas partie serait de la ‘pédagogie négative’. On pourrait parler peut-être alors de pédagogie douce ou consciente. Car elle évite toute forme de jugement (même positif « Oh ! Qu’il est beau ton dessin !! »). Et elle comporte une bonne dose de bonne humeur. On va travailler pour cela avec une approche tête-cœur-corps.

 

pédagogie positive

 

Qu’est-ce qu’on y fait ?

En pédagogie positive on ne s’intéresse pas qu’aux savoirs scolaires. On va considérer les apprenants dans toutes leurs dimensions.

Une grande importance est donnée au corps par exemple. Car on ne peut rien apprendre si notre corps n’est pas disponible ou ressourcé. Revenir sur des règles de base d’hygiène de vie fera ainsi partie intégrante des enseignements en pédagogie positive. On pourra faire aussi quelques exercices de respiration ou de Brain gym. Avant de commencer une séance de mathématiques par exemple. On s’échauffe bien avant de faire une course, pourquoi pas avant de se mettre au travail ?

Autre particularité dans cette approche : la prise en compte du cœur c’est-à-dire des émotions. Qui peut apprendre une poésie par cœur quand il se sent triste ou qu’il a un sentiment d’injustice ? Sans chercher à résoudre les problèmes de chaque apprenant, il existe des exercices simples qui permettent déjà de nommer ce que l’on ressent (comme un tour de météo intérieure). Car nommer ce que l’on ressent permet de mieux le vivre et d’être ensuite attentif à ses propres besoins.

 

Les méthodes d’apprentissage

La tête y trouve aussi son compte puisqu’on va prendre le temps d’apprendre à apprendre. Quand je demandais à mes élèves lycéens quelle était leur méthode pour apprendre un texte ou un schéma, souvent je n’avais pas de réponse claire. Certains étaient même surpris de la question. Et pourtant, on leur demande depuis le CP d’apprendre des choses comme si c’était inné et qu’on faisait tous pareil. Quand on s’intéresse par exemple aux différents canaux de perception (visuel, auditif ou kinesthésique), on prend déjà conscience qu’on n’apprend pas tous de la même façon. Et à l’inverse, il existe des outils qui sont très utiles à tout le monde (pour résumer un cours ou faire un brouillon…) comme les cartes mentales (ou mind mapping). Alors pourquoi s’en priver ?

Pourquoi ça fait du bien à tout le monde ?

Un des postulats de base de la pédagogie positive est que rien ne peut être parfait du premier coup. Quand on voit un enfant tomber pour la centième fois avant qu’il ne fasse ses premiers pas, à aucun moment on ne doute du fait qu’il y arrivera un jour.

On essaie donc d’accueillir l’erreur avec bienveillance. Et on ne cherche même pas à atteindre la perfection mais juste à faire quelque chose, à faire de son mieux.

pédagogie positive

Ce qui sera proposé par l’apprenant sera toujours perfectible mais on lui laisse l’espace pour s’exprimer. Pour proposer une réponse, formuler une hypothèse, poser une question….. Il n’est pas rare en effet de rencontrer des enfants qui ont tellement peur de mal faire qu’ils ne produisent plus rien.

La pédagogie positive aide l’apprenant à décomposer en petites étapes les objectifs qu’il s’est fixé. Il peut arriver du découragement et une baisse de la confiance en soi. Notamment quand on veut trop vite arriver à un objectif ambitieux. Là au contraire, chacun va à son rythme. Et c’est là une des clés de la pédagogie positive. Faire comprendre à l’apprenant qu’il est unique, qu’il a sa façon de ressentir et d’apprendre. Toutes ses caractéristiques seront accueillies avec bienveillance. Et l’apprenant va apprendre à en tenir compte au fil de ses apprentissages.

PS : Pour aller plus loin, redécouvrez les deux premiers livres de Nathalie de Boisgrollier
https://educationpositive-oze.fr/boutique/elever-ses-enfants-sans-elever-la-voix/
https://educationpositive-oze.fr/boutique/heureux-a-lecole-tout-commence-a-la-maison/

Lila BENAZZA (alias ‘Sacrée Graine’ sur Facebook) pour l’association Oze

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