Les tâches ménagères : éducations ou punitions ?

Les tâches ménagères font partie du contrat lorsque nous décidons d’être parents. En effet, devenir parent est aussi synonyme d’organisation et de tâches ménagères supplémentaires qui évoluent avec l’âge des enfants.

A la naissance, il faut préparer et nettoyer les biberons à heures régulières, apprendre à rythmer ses lessives, sortir les poubelles de couches… Avec l’âge, nos tâches ménagères évoluent et prennent de nouvelles formes grâce à l’expérience et l’habilité grandissantes de nos petits, elles ne disparaissent pas. Elles sont obligatoires pour vivre de manière saine mais n’en sont pas moins pénibles à accomplir.

Selon une étude de l’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques (INSEE) établie entre 1974 et 2010, il s’avère que les femmes assument encore de nos jours les deux tiers des travaux domestiques. Sans oublier qu’elles exercent pour la plupart d’entre elles une activité professionnelle en parallèle. Après ce constat, il semble donc logique de se poser la question suivante : est-ce « mal » de demander à notre enfant de mettre la main à la pâte pour nous aider ?

Certains vous diront que ce n’est pas le rôle d’un enfant de participer aux tâches ménagères, pensant qu’il s’agit d’une sorte d’exploitation. D’autres, vous expliqueront qu’elles contribuent à éduquer leur enfant. Le tout est de pouvoir faire participer de manière positive notre cher bambin sans qu’il se sente puni.

Voici donc quelques astuces pour qu’il adhère aux tâches ménagères :

1.       Bannir le terme « corvée » de votre vocabulaire

En effet, une corvée est par définition un travail non rémunéré, imposé par un souverain à ses sujets. Alors, au risque d’entendre notre enfants nous dire « Non mais, on n’est pas au moyen-âge ! », présentons la chose de manière différente. Appelons-les : des tâches ménagères, des travaux d’intérêt généraux, des activités communes ou tout autre terme n’ayant pas une connotation négative.

2.       Faire participer toute la famille

Bien que certaines activités ne soient pas à la portée de tous, il y a toujours une activité que l’on peut donner à faire. Ainsi, même un tout petit peut participer, pour commencer à participer comme pour éviter aux grands de se sentir lésés. On peut par exemple lui demander de vider les corbeilles à papier, le laisser mettre et desservir la table, étendre une machine à laver le linge, mettre le linge sale dans le panier, ranger sa chambre ou encore faire son lit, aider à vider la voiture, ranger les courses… Les enfants n’ont pas tous les mêmes centres d’intérêt au même âge. Ayez de l’imagination et observez votre enfant. Il se sentira ainsi intégré et valorisé d’avoir un rôle dans nos tâches ménagères. Suivant son âge on peut aussi faire avec lui et l’accompagner à préparer le repas ; vers 8 ans lui laisser faire son gâteau préféré.

Non seulement, il est indispensable d’adapter les tâches proposées selon l’âge de votre enfant, mais il est encore plus profitable d’accepter que ce ne soit pas bien fait ou pas comme vous le vouliez au début. Ça fait partie de son apprentissage. Soyez patient ; tout le monde y gagnera au bout du compte.

A partir de 12 ans, votre enfant peut aller seul demander au médecin de famille le certificat d’aptitude au sport, aller à la poste acheter des timbres, faire trois courses pour la maison.

 

3.       Organiser les tâches ménagères

Afin d’éviter l’apparition d’un sentiment de lassitude, de punition ou d’injustice, il est important de changer régulièrement les tâches données. On peut pour cela, créer un tableau qui sera mis à jour toutes les semaines, ou à chaque début de vacance soit 6 semaines. Sur ce tableau, apparaîtront les différentes tâches ménagères à exécuter et les différents acteurs.

 

4.       Rendre ludiques les activités

Itâches ménagèresl est bien évident que rendre ludique le fait de sortir les poubelles semble compliqué. Cependant, il y a toujours des astuces que l’on peut mettre en place. On peut, par exemple, rajouter des challenges comme « es-tu capable de sortir les poubelles en moins de 5 minutes ? ». On peut aussi faire travailler leur imagination : un jardin rempli de feuilles mortes peut devenir un terrain de jeux idéal !

 

5.       Valoriser leurs participations

Sans forcément donner de récompenses pécuniaires, on peut proposer de temps en temps des mini récompenses : « quand vous aurez fini de ramasser les feuilles dans le jardin, vous aurez des crêpes qui vous attendront dans le salon ! ». Bien sûr, il ne faut pas que cela prenne la forme de chantages mais uniquement d’une sorte de contrepartie car vous êtes contents d’eux. Féliciter ses enfants, lorsqu’ils ont bien fait ce qui leur a été demandé, favorise leur adhésion aux tâches ménagères et permet de souder une famille.

 

Pour conclure, faire participer votre enfant aux tâches ménagères n’a rien de négatif pourvu que vous y mettiez la forme. Elles peuvent contribuer à leur transmettre des valeurs et à les autonomiser tout en vous dégageant un peu de temps pour vous ou du temps partagé. C’est tout à fait l’occasion de réinvestir ce temps gagné dans des temps familiaux plus agréable. Vous pouvez donc organiser leur participation sans vous sentir fautif. A partir du moment où tout le monde adhère à l’organisation et que celle-ci n’est pas ressentie comme une punition, vous ne serez pas vu comme un mauvais parent. Cela responsabilise l’enfant, cela répond à son besoin être acteur et de participer à la vie de la famille. Cela contribue enfin à une meilleure répartition des taches familiales entre les hommes et les femmes à l’âge adulte.

 

Lindsay BIGAILLON pour l’association Oze
www.oze-coaching.fr
www.lemanifesteheureuxalecole.fr

 

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