Injustice : « Comment mieux comprendre nos enfants ? »

« C’est pas juste, … », des paroles qui vous rappellent peut-être des propos de vos enfants ? Ensuite, l’injustice.

 

De quelle injustice parlons-nous ?

L’injustice vécue par les enfants ne revêt pas forcément,.ni la même signification ni la même importance pour les enfants et les parents. Ensuite, l’injustice.

En effet, l’injustice pour les enfants est centrée sur eux-mêmes. Leur vision n’est pas globale. Ils ne voient que ce qui les dérangent ou les blessent. Ils ne se mettent pas à la place de l’autre, d’où tant d’incompréhension parfois, n’est ce pas ?

L’injustice passe par la vexation, le vécu de se sentir incompris,.mal aimé ou pas écouté. Elle peut aller jusqu’au harcèlement dans certains cas. Ensuite, l’injustice.

injustice

Quelques exemples d’injustice :

C’est pas juste, elle a cassé mon château en Lego. C’est elle qui a commencé.
Et oui, quand on est petit, on n’a pas toujours les mots pour se défendre.et les gestes sont parfois disproportionnés, comme un coup de pied dans le ventre. Ensuite, l’injustice.

Ils ont lancé mon cartable de l’autre côté de la grille. Je suis allé le rechercher et je suis puni. Ensuite, l’injustice.

Il a dit que c’est moi qui aie fait exprès de lui envoyer le ballon dans la figure. J’ai rien dit, c’est pas vrai. J’ai plein de lignes à écrire. Ensuite, l’injustice.

J’ai oublié de faire mon exercice,.j’ai une heure de colle et je dois revenir au collège mercredi après-midi. Lui, il a harcelé un petit et il est exclu du collège pendant trois jours. C’est injuste, cela lui fait presque une semaine de vacances. Ceux qui font les grosses bêtises ont vraiment de la chance. J’aimerais bien être à leur place. Ensuite, l’injustice.

Comme nous pouvons le constater, d’après ces paroles d’enfants ou d’adolescents, les critères d’injustice sont différents de ceux des adultes. Ensuite, l’injustice.

On comprend tout de suite que si personne n’intervient.l’injustice va vite faire place à la colère. Le jeune risque de compliquer ses relations avec les autres enfants.

Quand j’ai un élève qui a vécu une injustice, avant de lui donner un cours particulier, je lui propose tout d’abord d’exprimer la colère due à son injustice à travers un ou plusieurs dessin(s). Ensuite, l’injustice.

Souvent, pour l’aider à en parler, je lui dis cette phrase : « Ah ! je vois bien qu’aujourd’hui, il y a quelque chose qui te chatouille.» Ensuite, l’injustice.

Je fais comme lui et avec lui, je dessine une chose.que j’ai trouvée injuste. Je l’aide à exprimer oralement son injustice. Je me mets en situation de colère et je frappe des coussins de toutes mes forces pour évacuer la colère avec des mots. Puis, on inverse les rôles. L’enfant a le droit de garder son jardin secret. Ensuite, l’injustice.

Quand toute la colère est partie, le visage reprend le sourire. Ensuite, l’injustice.

Comme la nature a horreur du vide, je leur lis « Les histoires Magiques de Gabrielle » de Gabrielle Philipps. Nous redessinons sur le papier ce que nous mettons à la place de la colère : des papillons, des cœurs, des fleurs, un arc en ciel etc. Et nous les mettons dans notre cœur.

 

Quand l’enfant redevient serein, c’est important de reprendre les choses avec lui. Enuite, l’injustice.

S’il est petit, l’encourager à exprimer sa colère et expliquer que si tout le monde garde sa colère,.il n’y aura jamais la paix. Il faut à un moment que quelqu’un décide d’arrêter la colère.

Pour les plus grands (école primaire et collège), il est important de leur faire comprendre, ce que l’autre a pu ressentir pour agir ainsi, et comment réagir la prochaine fois. Souvent, les enfants trouvent d’eux-mêmes la solution face à leur injustice.

Dans le cas de harcèlement, l’injustice au summum, c’est souvent difficile à faire accepter par l’enfant, de devoir se confronter à son « ennemi ». S’il a recours à l’adulte, qui intervient dans la situation pour le défendre, souvent le cas s’aggrave. Le harceleur se sent devenir tout puissant.

Emmanuelle Piquet sur Youtube, donne des idées sur le harcèlement qui fonctionnent pour tous les enfants de la maternelle au lycée. Chaque mot doit être bien choisi en fonction de la situation. Elle donne beaucoup d’exemples de cas résolus.

Ce sont souvent le même type de profil d’enfants qui est agressé par un autre.

La plupart du temps l’agresseur admire des qualités de sa victime, et ne réussit pas aussi bien que lui.

Plus on donne des astuces à son enfant dans sa posture : se tenir droit, les yeux non fuyants ou à ne pas regarder ses chaussures, bien avec sa conscience sans avoir peur de ce que les autres pensent de lui, plus il aura des atouts pour avoir sa place dans la collectivité.

Bien évidemment si, après avoir tenté de régler les problèmes d’injustice avec ces moyens, la situation n’est pas résolue, il est important que les adultes interviennent et face des démarches nécessaires en portant plainte.

 

Valérie Cheenne pour l’association Oze

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