Le sommeil (aussi) ça s’apprend !

Dormir comme un bébé ! Expression synonyme d’abandon, de profondeur, de sérénité… qui ne correspond pas toujours à la réalité du sommeil. Car est-ce bien ainsi que dort un bébé ?

Le sommeil, pas si simple !

« Quand mon fils est né, je me posais beaucoup de questions sur plein de sujets mais pas du tout sur le sommeil qui me semblait être la chose la plus naturelle au monde. Je n’ai rien compris quand les problèmes ont commencé… » témoigne Aurélie, maman de Martin, 8 mois.

C’est vrai que, souvent, on réfléchit avant la naissance aux principes d’éducation que l’on souhaite donner à son enfant, en matière d’alimentation, d’éveil à la motricité, à la propreté, au langage… Mais pas du tout à l’apprentissage du sommeil !

Pourtant, même si celui-ci peut sembler naturel, le sommeil est un état infiniment complexe car à la frontière de plusieurs systèmes sensibles.

Le système physiologique, d’abord, (l’hormone de croissance est sécrétée durant cette phase), psychologique (de sa qualité dépend la concentration, la mémoire…), affectif (il est conditionné par les expériences vécues durant la journée, il implique d’accepter une « séparation » d’avec ses parents), socio-familial (son équilibre ou déséquilibre va influencer la vie de la famille entière). 

Et c’est bien pour cela, qu’au regard de cette complexité, l’improvisation ne peut pas être de mise.

Les troubles du sommeil : fréquents, épuisants et… bénins.

Nicolas, papa de Manon, aujourd’hui 7 ans, se souvient encore du sommeil des deux premières années de sa fille : « On a tout connu : les hurlements dès qu’on la posait dans son lit, l’endormissement aux bras pendant des heures en se relayant, les réveils en pleine nuit, c’était l’enfer ! ». 

De nombreux parents, en effet, se sentent démunis et angoissés devant les difficultés de sommeil rencontrées par leur enfant. Le cercle vicieux s’installe alors : stress, fatigue, et culpabilité.

Donc, gardons en tête l’essentiel.

Primo : les troubles du sommeil sont fréquents (20 à 30 % des enfants). Ça rassure !

Deuxio : ils ne sont, dans la majorité des cas, pas pathologiques et donc bénins pour l’enfant. Ça rassure encore plus !

Tertio : il y a des solutions : déculpabiliser et commencer à réfléchir à l’éducation au sommeil que l’on veut donner à son bébé pour aider celui-ci à l’apprivoiser. Car, aussi étrange que cela puisse paraitre, le sommeil ça s’apprend.

A l’école du dodo.sommeil

« On a commencé à prendre conscience qu’il fallait éduquer Martin au sommeil. Qu’on pouvait et qu’on devait l’aider là-dessus tout comme on allait le faire tout au long de son enfance sur différents plans. Alors tout a changé ! » explique Aurélie.

De fait, quand on commence à penser éducation, l’éclairage change. Les troubles du sommeil ne sont plus perçus alors comme un dysfonctionnement incompréhensible et anxiogène qu’on ne fait que subir. Cela devient une étape dans l’apprentissage de son enfant.

Les points-clés pour un meilleur apprentissage du sommeil.

  • L’observation du rythme de son bébé, des signes de fatigue qui indiquent que c’est le moment pour lui de dormir. Et ce même si le timing ne correspond pas forcément au rythme familial idéal qu’on avait imaginé.
  • L’instauration d’un rituel (tour de la maison, comptine, musique, câlin….). Celui-ci définira un passage rassurant et inchangé entre le temps de veille et de sommeil.
  • L’autonomisation de son bébé pour qu’il parvienne à s’endormir et se rendormir seul (entre deux phases de sommeil). Pas d’endormissement au bras, ne pas le sortir du lit dès les premiers pleurs, venir le voir fréquemment mais ressortir de sa chambre… Beaucoup moins simple, il est vrai, mais incontournable.

Sur ce point, la méthode choisie dépendra de nos propres affinités et convictions en matière d’éducation. Certains professionnels préconisent la fermeté sur les règles et le rythme en conseillant de laisser pleurer son bébé jusqu’ à ce qu’il perçoive que c’est le cadre que ses parents souhaitent pour lui. A l’inverse, on pourra faire sienne la phrase de Maria Montessori « l’enfant a le droit de dormir quand il a sommeil, de s’éveiller quand il a fini de dormir et de se lever quand il veut » et aménager ainsi l’environnement adéquat à ce principe.

Peu importe, l’important est que les parents aient réfléchi à un fonctionnement qui leur parle, qu’ils l’appliquent ensuite de la façon la plus cohérente possible et qu’ils s’y tiennent. En un mot, qu’ils s’emparent de l’éducation au sommeil de leur bébé. 

Très souvent, ça fonctionne. Très souvent, mais évidemment pas toujours et pas tout le temps ! Car ce serait nier le caractère unique de chaque bébé, qui réagit de façon individuelle à l’environnement psycho éducatif, même s’il est de qualité, qui lui est proposé. Alors, bon courage et bonne route à tous les parents et bébés et surtout …

Belles et Bonnes nuits !

Emmanuelle Requena pour l’association OZE

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